RD7 et Vallée Rive Gauche : enquête publique du 5 janvier au 5 février 2010

Le Conseil général des Hauts-de-Seine présente à l’enquête publique, du 5 janvier au 5 février 2010, un projet d’aménagement de la route départementale n°7 et des espaces attenants sur un linéaire de 4,2 km en bord de Seine, entre le pont de Sèvres et le périphérique. C’est le projet Vallée Rive Gauche.

Lors de la concertation préalable, organisée pendant l’automne 2008, 1000 personnes se sont exprimées sur les registres et 500 sur le site internet. Plus de 85 % ont rejeté la 4 voies. La proposition alternative des associations à 2x1,5 voie avec giratoires sans feux, bâtie avec des experts et validée par une expérimentation acceptée par le maître d’ouvrage, a été massivement soutenue.

Vieille histoire qui dure depuis dix ans : une collectivité veut une route à 4 voies dont les associations ne veulent pas. Trois procédures de « concertation préalable », deuxième enquête publique : l’opposition est toujours frontale et plusieurs contentieux sont en instruction car le mal est en partie fait. Pire : l’opposition s’étend au projet d’aménagement des berges avec lequel le Conseil général croyait pourtant amadouer, ou marginaliser, les opposants aux 4 voies.

L’AUT, comme Environnement 92 et IDFE, soutient depuis 5 ans la trentaine d’associations locales constituées en collectif pour refuser la généralisation des 4 voies. Parmi elles, quatre sont adhérentes de l’AUT : ACTEVI, AFAM, Val de Seine Verts et Vivre à Meudon.

Notre engagement dans ce combat est doublement justifié : parce que c’est le partage de la voirie en ville qui est en jeu, et parce que le Conseil général justifie l’augmentation de capacité de la route par un déni des perspectives de transfert modal vers les transports collectifs.

Voir : Dossier d’enquête publique

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Avis AUT enquête publique
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Détail
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Tract Collectif
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Fête Guinguettes 2009

vendredi 5 février 2010, par Daniel Mouranche

Messages

  • Ayant consulté le dossier concernant l’aménagement des berges de Seine je tenais à vous féliciter du projet prévu.
    Quel bonheur ce sera de pouvoir faire de grandes balades en famille les week-end au bord de l’eau.
    Concernant la RD7 2X2 voies cela est déjà existant et il me semble difficile de prévoir mieux, nous sommes en ville non ? mais, il fallait vraiment faire un aménagement plus sympathique digne de notre commune de façon à faire vivre ces berges abandonnées des habitants.

  • J’ai participé à la consultation, et je souhaite reproduire ce que j’y ai posté.
    Je fait partie de ceux qui sont obligé de prendre leur voiture pour aller travailler, le trajet entre Issy-les-Moulineaux et la zone industrielle d’Orly, où je travail, se fait en 25 min le matin, en transport en commun cela fait 55 min.
    Le temps économisé me permet de me consacrer un peu plus à ma famille.
    Je prend les quais entre le carrefour de vaugirard et la porte de sèvre.
    Sur mon parcours, juste avant d’arriver sur mon lieu de travail, je suis obligé de franchir 2 ronds points, et là c’est la curé, dès qu’il y a plus d’un PL ou d’un Bus, le carrefour est bloqué. Les ronds point ne sont pas fluides et sont dangereux.

    Pour ma part je suis opposé aux ronds points, je préfère les feux tricolore, qui permettent une plus grande sécurité pour tous, automobiliste, 2 roues et piétons.
    Il ne faut pas oublier que les quais ont toujours été historiquement, des voies de transfert.
    Je souhaite dire aux membres des associations, opposées à la conservation de la circulation en 2x2 voies, qu’ils devraient exiger la suppression de toutes les 2x2 voies en ville, là où il y a des habitants...
    Sur les quais, il faut se rendre à l’évidence qu’il y a peu de logements, cela représente peu de gens gênés par la circulation.
    Pour ce qui concerne la proposition des associations de faire 2x 1,5 voies, les membres de ces associations devraient venir voir le matin (6h00 - 9h00) et le soir (16h00- 18h30) si il y a des cyclistes sur les quais...
    La partie piste cyclable prendra vite la poussière...
    Par contre ce que j’ai exprimé, c’est de permettre le passage à 2x1 voie pendant les week end, afin de permettre aux amateurs de vélo, en effet de pouvoir profiter des quais, et d’alléger la pression de circulation pour les résidents.La mise en place de signalétique type péage autoroutier (Flèche verte/croix rouge) permettrait une identification efficace.
    Espérant avoir apporté ma contribution à la discussion.

  • La RD7 est déjà à 2x2 voies de la place de la Résistance au périphérque et les habitants de la ZAC des Chartreux se plaignent du bruit, de la pollution et de la vitesse excessive des véhicules. Est-ce cela que nous voulons aussi de la place de la Résistance au pont de Sèvres ? Contrairement à ce qui est exprimé ci-dessus il y a de nombreux habitants à qui il est encore temps d’épargner le sort de ceux de la ZAC des Chartreux. Il faut revenir à 2x1voie sur toute la longueur de Sèvres à Paris + 2 pistes cyclables.pour la tranquillité de tous Le giratoire de Vaugirard a permis de fluidifier la circulation sur cette partie encore heureusement à 2x1 voie. Les feux prévus vont créer des bouchons comme il peut être vérifié sur la portion à 2v2voies.
    L’aménagement avec des feux crée de la vitesse car l’automobiliste veut avoir le feux vert. Qui dit vitesse dit insécurité. et donc accidents. Sur cette portion les habitants ont obtenus la mise en place d’un radar pour obliger les automobiliostes à respecter le 50km/h. Une vitsse excessive augment considérablement le bruit. . Il faut créer une route appaisée surtout lorsque la circulation est faible.
    Par ailleurs comment concevoir un espace vert bordé par une quasi autoroute ? Il faut réduire la surface consacrée à la route pour augmenter celle consacrée à l’espace vert. L’espace prévu est très minéral et peu isolé de la route. Il faut revoir l’aménagement dans un sens plus arboré et moins gazon.

  • Nous sommes toujours navrés de la faiblesse de l’argumentation des "pour", mais qui mérite encore de redire les mêmes choses, et d’expliquer sans relâche !... Il faudrait que ces "gens là" prennent enfin le temps de nous lire attentivement, mais je crains une mauvaise foi de leur part, car derrière leurs témoignages, ou retrouve souvent des engagements politiques aux côtés de la majorité des collectivités concernées, et ici, elles sont plutôt dans le droit fil du département ! Passons !
    Mais d’abord, à propos des berges, elles ont une vie déjà ! fragile, et les interventions prévues dans le projet, chasseront, c’est sûr la biodiversité présente... Que veut-on ? un aménagement type square, dans une forme paysagère ? ou quelque chose qui permette aux martins pêcheurs de s’y abriter et de pêcher ?
    Il y a des promeneurs déjà ! des pêcheurs, des enfants qui viennent s’y aventurer, et souvent !.. ils sont nombreux à apprécier ce coté à part, à la fois tout proche et en dehors de la ville, un peu sauvage, pas encore bétonné... c’est effectivement cette option alternative que nous défendons face à la menace violente d’artificialisation avec des murs d’acier et de béton, qui n’apporteront pas plus de promeneurs, moins même... c’est évident ! voir ce qui a déjà été réalisé sur l’ile Monsieur à Sèvres : c’est vide, pas grand monde, très peu y viennent, à part les inévitables sportifs du samedi matin, ou lors de qq évenements du dimanche.. Voilà pourquoi on aurait préféré sur l’Ile Monsieur une vraie plate forme logistique intermodale, avec de vraies activités portuaires, embranchées sur la ligne du T2 avec des "cargos tram", afin d’éviter tous ces camions permanent sur la RD7. On aurait préféré une vraie station d’épuration, plutôt que balancer à Achères des eaux de ruissellement qui propres au départ encombrent les collecteurs et les émissaires déjà saturés... et leurs déversements en Seine de millions (sic) de m3 d’eaux polluées, Préférons le Grenelle !
    Pour ce qui concerne la RD7 auprès de laquelle habitent de nombreux riverains comme partout : non à ce projet d’un autre âge, oui à de nouvelles options, c’est urgent ou je comprends pas !... Alors oui à l’écomobilité, c’est pas compliqué...!
    gil Leparmentier- Issy l’écologie

  • Je passe rarement à cet endroit et suis donc impartiale. Mais en lisant les réactions, j’ai l’impression qu’il s’agit d’une controverse, du reste classique et fréquente, entre les gens qui ont besoin de se déplacer le plus vite (ou le moins lentement) possible, parfois sur de longues distances, pour aller travailler, et les veinards qui n’ayant pas cette contrainte ont le temps d’aller se promener à pied ou à vélo, ou à la rigueur peuvent se contenter de petits déplacements.
    La question est : à qui donner la priorité, aux travailleurs, ou aux personnes ayant des loisirs, retraités, promeneurs, parents avec enfants, etc ?

  • J’ai lu l’avis de l’AUT et parcouru l’étude Egis (groupe Caisse des dépôts, nouveau nom de Scetauroute ou d’une partie de cette filiale : c’est donc l’Etat et le Conseil général des Ponts qui est derrière).

    Il n’y a pas 36 modèles, ni 36 chiffres de population, trafic, pourcentages de déplacements en voiture, etc. Il y a des points faibles dans l’étude Egis, mais il y en aura toujours, sachant que toute obturation totale ou partielle d’une voie de circulation va reverser le trafic ailleurs. On peut toujours dire qu’en mettant 2x1 voies, le RD7 fonctionnera, comme l’a fait la rue de Rivoli après amputation d’une voie par un couloir de bus : les voitures sont passées par ailleurs et une partie d’entre elles ont disparu par érosion naturelle (crise économique surtout). Pour le RD7, tout ce qui n’y passera pas passera par Boulogne. L’étude Egis prend des chiffres contestables à l’échelle du RD 7, mais peut-être pas contestables à l’échelle de l’ensemble des villes du coin.

    Sur l’avis AUT est évoquée deux fois la pollution, notamment "Et le gouvernement par la voix de sa secrétaire d’Etat à l’écologie reconnaissait la même année l’urgence sanitaire : "les particules fines seront à l’avenir un des plus gros problèmes de pollution de l’air, elles sont responsables de 30000 décès prématurés par an" :

    En fait les normes Euro 5 qui s’appliquent depuis septembre 2009 pour les voitures neuves (2011 ou 2012 pour les utilitaires légers) vont obliger les constructeurs à installer des filtres catalytiques sur tous les véhicules, or ces filtres sont efficaces et durables (ils s’autonettoient en cas d’encrassement). Quant aux NOx, ils ne sont pas vraiment nocifs pour la santé selon des études récentes. Ils sont embêtants parce qu’ils sont précurseurs d’ozone qui, lui, est nocif. La pollution n’est plus le problème à mettre en avant, d’autant plus que le rail est mal positionné sur ce point : en effet il génère des particules fines d’acier et autres matériaux tout aussi dangereuses pour la santé que celles des hydrocarbures (la microparticule aurait un effet physique par sa taille, et non chimique par sa nature).

    D’autre part, la limite de 50 km/h peut être respectée par des radars, comme cela se fait très bien entre les ponts de St Cloud et Sévres.

    Enfin, le système de feux synchronisés peut être plus efficace que des giratoires : exemple de l’avenue Ch de Gaulle à Neuilly, plus gros trafic urbain de France hors autoroutes et voies rapides. En 1982 Abou-Dhabi (où j’habitais) a remplacé tous ses giratoires par des feux sur la grande avenue menant à l’aéroport, et cela a fort bien marché.

    Dans cette affaire, les écolos ont un peu ce qu’ils méritent :
    - ils s’opposent au T2 sur la Petite ceinture,
    - ils ne saisissent pas la construction de la ZAC des Chartreux pour demander l’enfouissement du RD7, contraire à leur principe d’obstruction systématique à la voiture,
    - ils laissent faire le tram sur pneu vers Vélizy, absolument pas attractif pour dissuader un automobiliste (il aurait fallu un VAL),
    - ils s’opposent au péage urbain dans Paris, puissant moyen de dissuader le trafic vers Paris.
    Aucune vision d’ensemble, juste des principes rigides. A vouloir emmerder au maximum les voitures sans une vraie politique de TC, on arrive à un moment où on a quand même des voitures !

  • Il est facile de dessiner un giratoire bloquant et dangereux, par exemple avec une voie unique à l’entrée, deux à la sortie et un feu à l’entrée ou juste après. Il est aussi possible de le dessiner sans feux avec de la jugeotte, du métier et de l’expérimentation. C’est le jour et la nuit. Le carrefour de Vaugirard à Meudon fonctionne à merveille, croisant ici 25000 véhicules-jour de la RD 7 avec 12000 véh-j d’une rue en T. Avec un dessin revu, il pourrait même laisser passer la capacité maximum d’une 2X1 voie, soit 40000 à 50000 véhicules jour selon l’étalement des pointes.

    En revanche, pour qu’un carrefour laisse passer le flux dont est capable une 2X2 voies, c’est plus ardu. Il faut beaucoup d’espace, et des études soignées. Le carrefour de la place de la Résistance, redessiné et agrandi après la destruction d’un toboggan pour la RD7, puis truffé de feux, est bien adapté aux flux actuels, qui là approchent les 30000 véh-j sur la RD 7. Mais on reste dans la capacité d’une 2X1 voie : ce n’est pas prouvé qu’il pourrait être adapté à un flux supérieur à 50000 véh-jour.

    Or, on est ici en ville. Issy les Moulineau a même réalisé plusieurs ZAC autour de la RD 7 avec des centaines de logements et de bureaux. Prévoir des flux supérieurs à 50000 véh-jour est insensé (Neuilly et Boulogne le savent bien hélas). Même le Conseil général dans son engouement pour le développement économique du secteur ne l’imagine pas. En revanche il prétend démontrer que "sa" solution fera gagner du temps aux automobilistes en 2020. C’est faux car il a sous-estimé la capacité de la 2X1,5 voie avec giratoire sans feux et comme ça ne suffisait pas il a surestimé la part modale de la voiture en 2020. On démontrerait même facilement le contraire : les feux espacés de 250m pénalisent largement la 4 voies avec carrefours à feux.

    Ajouter le partage de l’espace public urbain, la sécurité, la réduction des nuisances, l’accès à la Seine : il n’y a vraiment plus photo.

  • De Lionel Favier

    Une chaussée à deux fois deux voies conçue pour les véhicules motorisés est-elle justement à l’image de la reconquête affichée et souhaitée des berges, d’autant que la fluidité dépend plus du traitement des points singuliers que sont les carrefours que d’un élargissement généralisé - élargissement qui semble tendre les bras à une utilisation plus que raisonnable de la voiture ? Quant aux modes alternatifs comme le vélo, doivent-ils relever pleinement de la mobilité urbaine ou être davantage relégués dans le domaine du jeu, c’est-à-dire
    surtout pas dans la « cour des grands » qu’est la chaussée routière ?

    Un projet mal engagé

    Le projet pour les cycles(déjà réalisé sur une portion du quai de Stalingrad à Issy) propose une piste sur trottoir sous forme d’une bande roulante multifonctions - le vélo en serait un utilisateur parmi d’autres - . Même dans la partie qualifiée « d’ambiance portuaire » (entre le pont d’Issy et le périphérique), le choix a été fait sur l’ensemble du linéaire depuis Sèvres d’avoir une piste bidirectionnelle d’un seul côté sur le trottoir. Il aurait été préférable pour les cyclistes de pouvoir partager en sécurité la chaussée car leur insertion dans une circulation qui se doit d’être apaisée est alors bien meilleure , n’étant pas soustraits à la vigilance des automobilistes. Dans ce cas, une surlargeur est nécessaire par rapport à la voie circulée,avec le risque que cela incite au stationnement-minute obligeant les cyclistes à un écart que les voitures ou les véhicules utilitaires auraient peut-être du mal à éviter, surtout si la circulation est dense ou sur une seule file . Pour en revenir à l’ aménagement unilatéral sur trottoir, il pose bien sûr le problème de la traversée de la chaussée quand on arrive en sens opposé, mais surtout on peut se demander si cet aspect « multifonctionnel » donnera toute sa pertinence à cet aménagement en tant qu’itinéraire cyclable.

    Deux exemples opposés

    1.Négatif.L’exemple de la Coulée Verte du sud-parisien ne plaide pas en ce sens...On a refusé que soit affiché une utilisation cycliste prioritaire à cet itinéraire, si bien que par endroit il y a un réel conflit d’usage (par exemple à la sortie du métro Châtillon – Montrouge où l’arrêt des bus en correspondance a été établi au droit de la Coulée Verte). De plus la traversée de la D906 n’est pas traitée en ce qui concerne les cyclistes, qui sont invités à mettre pied à terre...On peut légitimement se demander si ,sur la RD7, les traversées ne donneront pas lieu là aussi à des interruptions de continuité ,et si elles seront convenablement traitées au niveau de la signalisation pour assurer la progression et la sécurité des cyclistes sur (et non pas à côté de ) leur vélo...Par signalisation, je pense surtout aux feux pour vélos ,qui ne doivent pas rajouter des temps d’attente par rapport aux voitures. Ce n’est pas en pénalisant les cyclistes en multipliant par exemple pour eux les phases de feux ,qu’on permettra aux vélos de jouer efficacement et pleinement leur rôle dans une qualité de vie qu’on souhaiterait améliorer.

    2. Positif. On peut citer l’exemple à Paris d’ un aménagement adapté tant à la pratique du vélo de détente qu’à celle du vélo au quotidien : les avenues de France et Pierre Mendès France au dessus des voies ferrées de la gare d’Austerlitz , artères équipées sur les parties achevées d’un terre-plein central pour la promenade et de bandes sur chaussée ou couloirs de bus élargis pour la pratique plus rapide du vélo.

    Intermodalité

    Rouler le long de la Seine doit certes redevenir un plaisir, mais il ne faut pas oublier pour autant les liaisons transversales ,surtout si elles donnent accès à des pôles transports. Les deux extrémités du projet, même si elles sont situées hors de celui-ci ,ne sont pas à négliger , pour éviter de se retrouver dans la situation de la piste du boulevard circulaire de la Défense, réalisée à grands frais mais peu utilisée parce que sans débouchés dignes de ce nom...D’un côté une coordination avec Paris est nécessaire pour atteindre depuis le siège de Microsoft le pôle transports de Boulevard Victor avec la correspondance du tramway T3 et la piste cyclable qui borde celui-ci, de l’autre le problème majeur est l’accès au pôle métro-bus Pont de Sèvres. Une promenade mixte permettra aux vélos d’accéder sans peine à la station T2 et aux espaces de loisirs de la base nautique de l’ïle Monsieur. Mais pour repasser sur la rive droite (le CG92 réalise un aménagement cyclable bien venu sur le trottoir amont du pont), ça se complique...Faire un grand crochet en remontant la bretelle de la rue Troyon (qui est à sens unique) et l’avenue de la Cristallerie pour devoir redescendre ensuite la grande rue, la majorité des cyclistes ne le feront pas, d’autant que cela pourrait pénaliser l’usage du vélo car, comme les autres usagers, les cyclistes eux-aussi ne souhaitent pas allonger inutilement leur trajet.

    Une passerelle qui serait bien venue

    Dès lors le projet de passerelle entre l’île Seguin et la rive gauche apparaît d’autant plus pertinent qu’il permettra d’offrir également une alternative agréable au passage sur le pont de Sèvres .Il serait intéressant que cet ouvrage d’art ait également une rampe d’accès dirigée vers l’amont(Meudon) et qui aboutirait par exemple juste en face du passage souterrain sous les voies ferrées(ce qui accroîtrait l’utilité de cette rampe). En offrant un raccourci pour les piétons et les cyclistes, cette passerelle n’en aurait que plus d’utilité avec la réalisation prévue d’une grande salle de concert à la pointe aval de l’ile Seguin . On peut éventuellement envisager un déplacement vers l’amont de cette passerelle, par exemple à hauteur du pont du T2 au dessus de la RD7, avec l’architecture duquel elle s’harmoniserait.Dans cette nouvelle situation, la rampe dirigée vers l’aval (Sèvres) aboutirait quant à elle face au passage souterrain existant sous les voies ferrées.

    Nature et aménagement architecturé

    Le petit bras de Seine offre sur un long linéaire un aspect naturel permettant aux rives d’avoir une réelle qualité écologique ,mais on y trouve également des parties minérales, par exemple l’agréable place Bergeyre. Comme on est en zone urbaine, il est normal qu’il y ait des zones construites : je pense aux gradins qui marqueront l’extrémité du futur grand mail poursuivi à l’emplacement de l’ancienne usine de la Tiru , je pense aussi aux bassins de rétention et à leur promenade sur l’eau au milieu des plantes aquatiques. Les ouvrages portuaires de génie civil en maçonnerie peuvent en effet offrir un cadre d’une grande qualité et c’est de ce contraste entre espaces naturels et espaces architecturés dont a joué Dominique Perrault avec la forêt intérieure de la Grande Bibliothèque François Mitterrand.

    Pour conclure sur l’aménagement cyclable, je citerai l’exemple de la place de la Résistance à Issy. La piste n’y fait que longer la Seine (comme à la porte de Bercy sous le pont National) ,comme si le cycliste n’avait par exemple jamais à aller au centre commercial des 3 Moulins !.. On voit qu’il y a des difficultés encore à prendre le vélo au sérieux... Lionel Favier
    membre associations AUT Ile de France
    (association des usagers des transports)
    et MDB Mieux se Déplacer à Bicyclette

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