Pollution dans l’agglomération parisienne : Les mesures d’urgence ne suffisent pas ; il faut changer de politique

Communiqué du 14 mars

Sous la pression d’un nouveau pic de pollution, le ministre de l’Écologie, le président du Conseil régional et la mairie de Paris annoncent des mesures dans la plus grande précipitation :
• gratuité de Vélib’, d’Autolib’ et des transports collectifs pendant trois jours,
• gratuité du stationnement résidentiel,
• abaissement des vitesses autorisées,
• confinement des enfants et des personnes âgées.

Ces mesures ne résolvent rien à terme : la pollution est priée de s’arrêter ensuite... On évite également des solutions efficaces comme la circulation alternée des véhicules selon la parité du numéro d’immatriculation.

A cela s’ajoutent les propos contradictoires du ministre des transports qui discourt sur les vertus de la bicyclette mais relance les autoroutes, remet à plus tard l’aide financière aux projets de développement des transports collectifs urbains, augmente de 3% la TVA sur ces derniers, retarde au contraire la hausse de la taxation du diesel et écarte celle du kérosène des avions.

Des mesures pérennes sont indispensables pour faire face aux prochains pics de pollution. Il faut dissuader l’usage de la voiture individuelle au profit des modes les mieux adaptés à la ville que sont la marche, le vélo et les transports collectifs :
• instituer un péage urbain comme le font Londres, Milan, Stockholm, ou faire payer plus cher l’occupation de la voirie, les ressources ainsi générées étant affectées au développement des transports publics ;
• instituer la limitation à 30 km/h en ville comme règle générale, les 50 km/h sur les grands axes étant l’exception ;
• augmenter le nombre de bus, ainsi que leur régularité par des mesures de priorité ;
• redéfinir à Paris les missions de la police de la circulation : son rôle essentiel devrait être non plus d’essayer de faire rouler les autos, mais de faire respecter les règles d’usage de la voirie (couloirs réservés, arrêts de bus, bandes cyclables, trottoirs, aires de livraison…), par des agents visibles et très présents, responsables d’un secteur ;
• réutiliser la petite ceinture ferroviaire pour des liaisons par tramways ou trains légers,
• encourager des formes différentes d’utilisation de la voiture : le covoiturage mais aussi les taxis, dont il faut absolument améliorer la visibilité et l’accessibilité ;
• promouvoir le fret ferroviaire au lieu de le brader comme on le fait aujourd’hui, y compris en Île-de-France.

Crédit Photo : RTL.fr

vendredi 14 mars 2014

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